historique

L'office des Arènes

De Maître TIDARD à Maître MELON

Notaires d’Angers – l’Office de la rue des Arènes (1505 à nos jours).

Carte rue des arenes

 Période ancienne

Le premier notaire identifié de cette étude est Maître TIDARD, dont l'exercice est signalé dans un registre de délibération de la communauté des notaires d'Angers . Il est certain que Maître TIDARD avait alors succédé à d’autres notaires, mais ces derniers ne sont pas identifiés.

L’inventaire des minutes fait état d'une liasse de minutes de ce notaire, pour la période 1505-1514. 

Son successeur, Maître GUYON, semble avoir exercé de 1511 à 1534, date à laquelle la famille LEGAUFFRE prend possession de l'étude. 

Trois générations se succèdent alors à la tête de l'office : François (1534-1556), Jean (1557-1585) et enfin Samson (1585-1616). 

Maître Pierre BRANLARD prend la relève en 1616 jusqu'en août 1636. 

A son décès, l'office reste vacant jusqu'au 12 janvier 1638, lorsque Maître Jacques BOMMYER, reçu notaire dix jours auparavant, prend ses fonctions. Celui-ci exerce jusqu'au 5 septembre 1667, mais cette fois, quatre jours suffisent à lui procurer un remplaçant, Maître Claude RAFFRAY, qui débute son activité le jour même de sa réception, le 9 septembre. Il décède le 16 mars 1706 et, à nouveau, l'office se trouve vacant. 

Il l'est jusqu'à la réception de Maître Pierre BODIGUET, le 25 juin 1707, lequel démissionne le 30 janvier 1723. C'est Maître Pierre PORTIER qui acquiert sa charge, mais il n'est reçu que le 6 mars de la même année. Il exerce durant cinquante ans et vend à son tour son office à Mathurin BREVET, qui s'est " fait recevoir notaire le 25 septembre 1773 " . Celui-ci assume ses fonctions jusqu'au mois de germinal an VIII (avril 1800), puis Maître Thomas François MAUGARS prend sa relève jusqu'au 18 juin 1812, date du dernier acte qu'il a passé. 

Il est à noter qu'aux minutes de cette étude furent associées celles d'une seconde étude d'Angers, possédée en dernier lieu par Maître Jacques Michel VIOT, qui exerça du 26 avril 1740 au 23 février 1769. Celui-ci était dépositaire des minutes de ses successeurs, à savoir Maîtres HUOLZ père et fils, Mathurin GRUDÉ, René SÉREZIN (1604-1645), René SIMON (1645-1658), Jean GUYET (13 août 1660-1678), René DUPONT (1678-1684), Charles BAUDON (2 janvier 1687-janvier 1702), Pierre PROUST (8 février 1702-8 août 1704) et Jacques VIOT (9 août 1704-23 avril 1740).

Enfin, le fonds comporte les minutes d'un notaire étranger à ces deux études, Maître PORTIER, peut-être parent avec Pierre PORTIER et ayant exercé d'avril 1691 à octobre 1702. Son successeur fut Maître JANNEAUX, reçu notaire à Angers le 20 octobre 1703, dont les minutes sont absentes du fonds.

Historique de conservation

A Angers, sous l'Ancien régime, les minutes se transmettaient des notaires à leurs successeurs. Une délibération de la compagnie des notaires, en date du 14 juillet 1780, donne des précisions sur l'histoire de ces minutiers, en particulier sur celui de la seconde étude. L'office de Maître VIOT, vacant en 1769, semble en effet être l'une des neuf études supprimées par les lettres patentes du 3 septembre 1759, lesquelles réduisaient le nombre des notaires de la ville d'Angers de vingt-neuf à vingt titulaires. L'usage est alors de confier les minutes des offices supprimés aux notaires en place, et c'est en vertu de cette coutume que Maître DEVILLE, notaire à Angers, conserve en 1780 les minutes de Maître VIOT ainsi que les protocoles de six autres notaires. Dans des circonstances demeurées inconnues, c'est Maître BREVET qui, en 1786, assume la garde du minutier de Jacques Michel VIOT et de ses prédécesseurs. Les conditions dans lesquelles le protocole de la troisième étude a été réuni aux deux autres sont indéterminées. Maître THIÉNOT, qui a effectué le dépôt du fonds, conservait jusqu'alors ces minutes en tant que successeur des notaires qui les ont produites.

Modalités d'accès

L'accès aux minutes notariales est réglementé par le décret n°79-18 de la loi du 3 janvier 1979, qui fixe un délai de communicabilité de 100 ans pour ce type de documents. Le fonds est donc librement accessible, à l'exception de certains articles dont la communication a été interdite en raison de leur mauvais état.

Langues

Les actes sont rédigés en français, à l'exception de quelques actes en latin du XVIème siècle et plus rarement du XVIIème siècle, émanant le plus souvent de personnes ecclésiastiques.

Période contemporaine : 

Maître Philippe TOCQUEVILLE a intégré l’office de la rue des arènes en 1988 (dont il avait été précédemment le clerc principal depuis une dizaine d’année). 

Maître TOCQUEVILLE s’adjoint les compétences de Maître Nicolas MELON en 2006.

L’office de la rue des arènes, composée de Maître Philippe TOCQUEVILLE et Maître Nicolas MELON, et d’une équipe de collaborateurs, a fonctionné ainsi de 2006 à 2016. Maître Philippe TOCQUEVILLE a fait valoir ses droits à la retraite en 2016, quittant ainsi la rue des arènes. 

De 2006 à 2016, la clientèle de l’office de la rue des arènes s’est donc transmise, en douceur, de Maître TOCQUEVILLE à Maître MELON.

DEUX MIL VINGT – 2020 - Maître MELON décide de transporter l’office de la rue des arènes au 1 rue Desjardins, à quelques encablures.

L’Office de la rue des Arènes prend alors le nom de l’Office du Mail – Notaire à Angers.

rue mail

La rue des arènes a été nommée ainsi en mémoire aux anciennes arènes gallo-romaines, dit de Grohan, et qui était localisé entre la rue des arènes et la rue Hanneloup, au tracé en ellipse. 

La rue des arènes, actuellement, reste un véritable village avec ses commerçants, ses artisans, ses médecins, son église, ses « villageois » et son notaire. Certains se plaisent à dire : «  Tiens, voilà le notaire de la rue des arènes ».

La plupart d’entre nous se connaissent, s’apprécient, et veillent les uns sur les autres. Le notaire de la rue des arènes, même s’il est au Mail, demeure naturellement le notaire de la rue des arènes, et membre de cœur du village des arènes.